Terrarium

Les Dendrobates peuvent parfaitement vivre en groupe dans un terrarium. Mais il est prudent de ne pas mélanger les espèces. Certains le font cependant, avec des résultats parfois satisfaisant. Mais il y a toujours un risque. En effet, la plupart de ces batraciens, même en captivité, restent toujours un peu vénéneux, et ils s'empoisonnent entre eux. La toxicité des Dendrobates est plus faible en terrarium, et les espèces proches ont sans doute des poisons proches, mais restons prudents.

Malgré leur petite taille, les Dendrobates doivent avoir un minimum d'espace. (30x30x30 pour un animal)

Les cachettes sont quelque chose d'important. Ces animaux doivent pouvoir se cacher en cas de peur, mais aussi pouvoir s'isoler les un des autres. Les mâles, en particulier, peuvent être assez territoriaux et bagarreurs. Des espaces très plantés, avec de nombreuses cachettes, mais aussi des espaces dégagés, pour faciliter la chasse des proies, sont très souhaitables.

Bien que n'étant pas vraiment arboricoles, on a vu que les Dendrobates habitaient la forêt pluviale, et appréciait de pouvoir grimper sur les plantes. Beaucoup apprécient donc une position élevée. Offrez leurs des souches, des fougères, des plantes grimpantes. Certaines espèces sont plus grimpeuses que d'autres.

Il y a 2 écoles pour le substrat de la partie terrestre :

  •   Le substrat artificiel. Il s'agit d'un substrat à base de moquette verte en plastique (en général) qu'on trouve dans les animaleries. On la complète avec des plantes en plastique. L'avantage de ce système est de pouvoir être lavé et désinfecté régulièrement. Certains se contentent même d'un sopalain changé régulièrement. 
Evitez les "gazons" en plastique. Les brins d'herbes en plastique peuvent blesser les animaux, en particulier s'ils chassent une proie qui s'est coincée dedans.

 

  •   Le substrat naturel. Il s'agit de remplir la partie terrestre avec de la terre, d'y planter éventuellement des plantes (fougères ou lierre, Scindapsus aureus, Tilandsia Sp,...). On recouvre la terre avec des plaques de mousse ramassées en forêt ou dans son jardin. 

 

Pour éviter que la terre soit détrempée il est conseillé de mettre un drain au fonds de la partie terrestre, en dessous de la terre : 3 cm de graviers, de pouzzolane, ou mieux de boules d'argiles expansées, très légères (en jardinerie), feront l'affaire.

Je préfère nettement la méthode du substrat naturelle, beaucoup plus esthétique, et qui ne m'a jamais posé de problèmes sanitaires.

La méthode naturelle a un autre avantage. Les plantes « suent » de l'eau, et participent donc de la maintenance d'un taux d'humidité élevé dans le terrarium. Ces animaux viennent en effet de la forêt pluviale, et nécessitent une humidité élevée, proche de 90%-100%. Pour s'en assurer, il est très souhaitable de prévoir un hygromètre, qui donne l'humidité de l'air. 
Rappelons ce que signifie le pourcentage d'humidité : Plus l'air est chaud, plus celui-ci peu contenir de l'eau sous forme de gaz (la vapeur d'eau). Le pourcentage signifie que l'air a absorbé 80%, ou 90%, ou 100% de la vapeur d'eau qu'il peut théoriquement contenir compte tenu de sa température. 
Un taux de 100% implique une certaine tendance à la condensation : les vitres sont en générale plus froide, et l'air qui est à leur contacte devient ainsi plus froid. Il peut donc contenir moins d'eau, et relâche une partie de la vapeur d'eau qu'il contient, sous forme de gouttelettes : c'est la condensation. 
Il y a deux façons de réduire la condensation, laquelle  n'améliore pas l'esthétique du terrarium et son hygiène :

  •   Réduire l'humidité du terrarium : c'est une grave erreur. Si ça ne tue pas les animaux, cela les rendra plus fragile. Ils auront tendance à se cacher dans la mousse et les plantes (plus humide), et vous ne les verrez guère.
     
  •   Mettre un couvercle grillagé (attention à la taille des mailles, une grenouille se faufile dans des interstices de petites tailles. Même sans parler des grenouilles, vous avez tout intérêt à mettre un grillage très fin, type moustiquaire. Cela évitera aux proies de s'enfuir du terrarium). L'inconvénient du grillage est d'assécher le terrarium. On compense en apportant de l'humidité en permanence. Certains ont recours à des pulvérisations manuelles, ce qui doit être effectué plusieurs fois par jour. Il semble plus simple d'organiser une cascade ou une pulvérisation artificielle (voir ci-dessous).

A noter que les éleveurs insistent tous sur la nécessité d'une bonne aération pour la bonne santé des animaux.

Techniques pour maintenir un taux d'humidité élevé :

La cascade : 
On recouvre la vitre arrière du terrarium avec un décor en résine, en ardoises collées au silicone, etc... On installe un tuyau de PVC (qualité alimentaire) percé de petits trous, pour rejeter de l'eau sur le haut de la cascade. Ces tuyaux se trouvent déjà percés en magasin d'aquariophilie. On peut aussi les acheter dans un magasin de bricolage (rayon sanitaire), et les percer avec une perceuse (forêts de taille minimale : 2 mlm). 
L'eau est amenée par un tuyau depuis un réservoir ou se trouve une pompe aquariophile.
Le réservoir peut-être :

  •   A l'extérieur du terrarium (un seau peut suffire) : l'eau coule sur la vitre du fond (éventuellement recouverte d'ardoise). Elle se répand donc dans le terra, sauf si on a créé un bassin ou elle est recueillie. Le bassin est créé par une simple plaque de verre de 5-10 cm de haut collée à 10 cm de la vitre du fond. L'eau s'accumule dans ce bassin, puis déborde. Un seau est placé sous le terrarium. On fait un trou d'au moins 2 cm (voir plus : il vaut mieux trop que pas assez) dans le coté du terra (partie bassin), pour que l'eau déborde par là. Il faut évidement que le trou soit légèrement plus bas que le bord du bassin. On place un tuyau dans le trou, et on silicone. Le tuyau amène l'eau 
dans un seau. Une pompe s'y trouve pour remonter l'eau par un autre tuyau vers la cascade. Pour changer l'eau, il suffit de vider le seau, et de le remplir avec de l'eau neuve.
     
  •   A l'intérieur du bac. C'est le même principe qu'au dessus, mais sans seau en-dessous. La pompe de remontée est placée DANS le bassin. L'inconvénient, c'est que le niveau d'eau varie dans le bassin avec l'évaporation, et que le changement d'eau est plus compliqué. Dans le 1er système décrit, le niveau d'eau ne varie pasdans le bassin avec l'évaporation, il varie dans le seau. Mais c'est bien plus facile à fabriquer.
     
  •   A l'intérieur du bac, dissimulé sous le substrat (généralement sous la cascade) : dans le cas de mon terrarium, il s'agit d'une simple plaque de verre de 12 cm de haut, et de 80 cm de long, coupant le bac en deux à 20 cm de la cascade. Il y a une plaque dessus, pour empêcher la terre de tomber dedans. L'eau tombant de la cascade est recueillie dans ce réservoir souterrain (et invisible), ou se trouve la pompe.  L'eau est changée tous les 15 jours. Ce système est bâti sur le même système que le système N°1, mais l'équivalent du seau est dans le bac, et le bassin est posé dessus. C'est le système le plus complexe et le plus dure à entretenir (la pompe est presque inatteignable). Pour l'avoir essayé sur un de mes terrariums, je le déconseille.
     

La pulvérisation automatique : 
Le principe est le même, mais l'eau ne coule pas sur la vitre arrière. Elle retombe en pluie fine (pas en permanence, il faut relier la pompe à une minuterie marche-arrêt, pour quelques minutes de pluie quotidiennes, en particulier pour stimuler la reproduction). La distribution d'eau se fait sur le couvercle, par des tuyaux percés, ou des plaques de plastique percées comme un tamis ou l'eau est d'abord envoyée, et dont elle s'écoule en goutte. Il faut alors un double fond au bac, pour recueillir l'eau et la re-pomper. On peut aussi faire un petit trou tout en bas, par ou l'eau s 'écoulera vers un réservoir extérieur (ou se trouvera alors la pompe).

On trouve aussi dans le commerce terrariophile des brumisateurs très efficaces, mais assez coûteux.

La pulvérisation manuelle : 
Pulvériser une à 2 fois par jour le terrarium avec un pulvérisateur pour plante d'appartement.

Personnellement, j'utilise dans un de mes terrariums une cascade (du plus bel effet, en ardoise recouverte de mousse de java dans laquelle s'accrochent des anubias nana et des Hydrocotyles), avec un arrosage des plantes tout les 15 jours. Dans les 3 autres, je me contente d'un abondant arrosage chaque semaine. 

Le terrarium des Dendrobates n'est pas un aquaterrarium. Mais au moins un petit bassin est utile. Les Dendrobates s'y baignent assez souvent. 
Les bassins en terrarium de Dendrobates ne doivent pas être très grands ni très profonds : les Dendrobates ne sont pas de bons nageurs, n'ont pas besoin d'eau libre, et risqueraient même de se noyer (la chose est rapportée, mais j'ai des doutes). Même si on peut parfaitement mettre une eau ou elles n'ont pas pied (si celle-ci n'est pas trop étendue et si les animaux peuvent en sortir facilement), on court encore moins de risque en ne mettant qu'un cm d'eau.

Le couvercle du terrarium est indispensable. On a en effet vu que ces grenouilles sont de bonnes grimpeuses. Elles ont d'ailleurs des disques adhésifs au bout des doigts. 
Il est préférable que le couvercle soit grillagé. En effet, l'humidité d'un tel terrarium  est très forte. A défaut d'aération, tout sera toujours humide, et les vitres toujours embuées. Un bon système consiste à couper 4 tasseaux de 3 ou 4 cm de section, et de les coller à la colle à bois aux dimensions du bac. Il ne reste plus qu'a tendre ce cadre avec un grillage à petits trous (moustiquaire). 
En fait, seule la partie du grillage directement au dessus de la vitre avant sert à éviter la condensation. Une largeur de grillage de 2-4 cm suffit. Le reste du couvercle peut être non grillagé. Cela maintiendra même mieux l'humidité.

Le cadre de bois du couvercle peut reposer directement sur les parois de verre du bac. Plus le rebord est étroit, plus la montée d'air le long de la paroie se fait bien, et moins celle-ci condensera. 
Attention à ne pas laisser d'espace entre le bois et le verre. Ces animaux peuvent se faufiler dans de très petits espaces.

Les plantes utilisables dans un terrarium tropical sont nombreuses. Une bonne partie des plantes tropicales qu'on trouve en jardinerie conviendront à un milieu chaud et humide. Demandez aux vendeurs. Les plantes épiphytes (qui poussent sans terre, sur les arbres), ainsi que les broméliacées, sont particulièrement belles.

Une bonne partie des plantes prévues pour l'aquariophilie  sont également des plantes palustres, qui supportent parfaitement le mode émergé : mousse de java (avec une humidité très forte), Anubia, Hydrocotyle verticillata, Glossostigma élantoïdes. 
Je fait pousser des Anubia nana et des Hydrocotyle verticillata (qui ressemblent à de petits parasols vert tendre) dans la mousse de java qui colonise ma cascade verticale. Malgré l'absence de substrat, les plantes poussent remarquablement bien grace aux racines toujours dans l'eau qui coule, et les Hydrocotyles se répandent partout grace à leurs stolons. 
Le sol lui-même peut être recouvert de mousse, mais cela n'est pas obligatoire. Quand la mousse se plaît (l'humidité doit être forte, et cela dépend des espèces de mousse), elle colonise tout, même les rochers, et il n'y a jamais besoin de la changer. 


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